Tristan Lopin, d'accessoiriste à humoriste reconnu !

Mis à jour : 12 mars 2019

C'est après une douloureuse rupture amoureuse que Tristan Lopin a décidé de monter sur les planches. Auparavant accessoiriste pour le cinéma, il se fait remarquer par la comédienne Bérengère Krief qui lui conseille de faire du théâtre. Mise en scène par Yoann Chabaud, il joue maintenant depuis quatre ans son spectacle intitulé « Dépendance affective ». Rencontre avec Tristan Lopin, d'accessoiriste à humoriste reconnu !

« Vous jouez actuellement votre spectacle « Dépendance affective ». Tout est parti d'une rupture amoureuse que vous avez difficilement vécue ?

Ce spectacle est né durant les trois jours qui ont suivi une rupture amoureuse. Je parle des différentes personnes que je peux rencontrer pendant ces trois journées et qui me ramène à mon statut de célibataire. Je croise alors une copine un peu dépressive, des amis très en couple, une tante un peu raciste et homophobe ainsi qu'une femme enceinte.


Finalement, ce sombre épisode fut un mal pour un bien ?

Ça été un événement déclencheur pour me mettre à écrire là-dessus. Je n'avais pas du tout prévu d'être humoriste mais plutôt de faire du cinéma en tant que réalisateur. Quand j'ai commencé à être costumier dans le cinéma, j'ai fait la rencontre de Bérangère Krief - avant qu'elle joue dans la série « Bref » - pour un court-métrage dans lequel je faisais ses costumes. Et en lisant des chroniques que je faisais sur ce sujet-là, elle m'a conseillé de monter sur scène. L'idée a fait son chemin dans ma tête même si je n'avais du tout ce projet-là.

Vous a-t-elle donné des conseils pour vos débuts ?

Elle ne m'a pas tellement donné de conseils mais plutôt l'idée de monter sur les planches. Six mois après, j'ai suivi trois heures de cours de théâtre par semaine. Au bout de quelques mois, je suis tombé sur Yoann Chabaud qui a remplacé un de mes profs et qui s'est proposé à me mettre en scène.


Depuis combien de temps jouez-vous votre one-man-show ?

J'ai commencé à le jouer il y a un peu moins de quatre ans. Mais ça fait vraiment deux ans et demi que ça marche bien.


Où peut-on vous retrouver prochainement ?

Je suis à l'Apollo Théâtre à Paris jusqu'à fin mars. Ensuite, je pars en tournée dans toute la France et en Suisse également.

Vous êtes passionné par le cinéma et avez intégré l'ESRA. Aujourd'hui, avez-vous des propositions pour des rôles ou vous vous concentrez sur la réalisation ?

On m'a déjà proposé des films mais en général, on me propose uniquement des rôles d'homosexuels. On nous colle une étiquette. J'ai toujours rêvé de faire du cinéma que ce soit devant ou derrière la caméra. J'aimerais le faire pour les bonnes raisons dans des films où les rôles sont intéressants. Pour l'instant, je préfère me concentrer sur des petits rôles que l'on me donne dans des courts-métrages. Cela me permet également de jouer des choses différentes que je fais d'habitudes.


Sur votre chaîne Youtube, vous évoquez différents thèmes de société comme la situation des homosexuels en Tchétchénie. Est-ce important pour vous de traiter des sujets plus délicats qu'une séparation amoureuse ?

Je trouve ça important. À la base, mes vidéos sur Internet étaient faites pour la promotion de mon spectacle. Et avec le temps, quand on a une communauté qui nous suit au quotidien, c'est important pour moi de pouvoir défendre des idées, des valeurs qui me sont chères. Cela permet aux gens de s'identifier et j'ai remarqué que j'arrive à faire passer des messages de manière rigolote et pudique. C'est bien d'avoir plusieurs cordes à son arc.

Comment vivez-vous les critiques homophobes à votre égard ?

Au début, les critiques sont compliquées à gérer. C'est toujours des moments où l'on se demande pourquoi les gens nous sautent à la gorge comme ça. Je regarde de moins en moins les commentaires. Des personnes qui m'apprécient ou non, qu'elles soient malintentionnées ou qui vivent au 14ème siècle, il y en aura toujours. Ce n'est pas pour ça que je vais me cacher.


En septembre 2018, vous publiez votre premier livre intitulé « Ma psy préfère mon ex ». Quel retour en avez-vous eu ?

C'est un livre qui est assez en accord avec le spectacle. Je parle de choses plus intimes et de manière moins rigolote que mon one-man-show. J'ai eu de bons retours, il a bien marché. Ce qui est chouette, c'est les messages de personnes qui ont été touchés par le livre.

Avez-vous d'autres projets pour 2019 ?

Il y a sûrement d'autres projets qui vont arriver et qui ne sont pour l'instant pas encore validés.


Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Que le spectacle marche toujours aussi bien et que l'on remplisse de plus en plus de salles en France et dans le monde (rire). »


© 2018 par Samuel Massilia.