Valérie Sabban, une artiste généreuse !

Le talent et l'audace l'ont amené vers les plus grandes maisons et les plus beaux défilés de mode. Valérie Sabban a la tchatche facile, maîtrise avec harmonie son art et ses œuvres lavent nos yeux par leur originalité et élégance. Un style épuré que l'on retrouve dans la personnalité d'une créatrice dans l'âme, gourmande de son métier et solidifiée par le cercle familial, nécessaire à ses yeux qui pétillent quand je lui demande de me raconter la story d'une femme qui n'a pas oublié le point de départ de sa vie. Rencontre avec Valérie Sabban, une artiste généreuse !



« Tu viens de lancer ta propre marque de produits dérivés avec la création de ton site internet. Quels sont les premiers retours que tu as pu recevoir ?

Le lancement de ma boutique en ligne est la consécration de quatorze années de dessins, de travail acharné et de persévérance. J’ai reçu énormément de soutiens, aussi bien de la part de mes proches, ma famille, mes amis et les professionnels. Beaucoup d’entre eux me suivent en tant qu’influenceuse et avec le site, je leur montre un talent que je ne mettais pas forcément en avant sur les réseaux sociaux. Mes followers sont toujours là, même quand je raconte des bad mood ou des galères. Ils me motivent donc c‘est aussi pour eux. Mes p’tits loups je les aime trop.


Quelle a été l'étincelle de départ pour la création de ce site ?

J’ai toujours eu cette petite flamme en moi qui disait « Un jour je serai exposé, un jour j’aurai ma marque. » J’ai toujours eu cette ambition, même quand je faisais mon école de mode.


C’est un concours de circonstances qui m’a fait créer des tableaux pour une galerie d’art. De fil en aiguille, une personne présente dans mon école, et qui avait un atelier d’impression textile chez elle, m’a dit « Tu devrais faire des produits dérivés, des coussins, des pochettes » et encore plein d’autres idées que je ne révélerais pas (Rires).


J’ai gardé ce côté Made In Marseille, c’est mon empreinte. Pour moi, c’est très important de travailler avec mon entourage.


Tu es marseillaise d’adoption...

Tout à fait (Rires). Jusqu’à mes 15 ans j’étais à Dijon. Toute ma famille était à Marseille. Je suis née près de Dijon, mon frère et ma sœur sont nés à Marseille. Je me sens plus marseillaise qu’autre chose mais même si j’ai aussi vécu à Paris, c’est Marseille qui revient.


© Sébastien Benduckieng

Sur ton site, on y retrouve des lithographies, des coussins, des sacs, des pochettes, il y en a pour tous les goûts...

C’est très épuré. À une époque, j’étais tout l’inverse. Aujourd’hui, je vais adorer tout ce qui est très simple, moins il y en a plus c’est beau. C’est ce que je recherche.


Les pièces sont uniques avec une réalisation manuelle, combien de temps ça te demande la fabrication d'une œuvre ?

Ce qui est long, c’est d’avoir le coup de crayon. L’imagination prend énormément de temps, à un centimètre près l'œuvre ne ressemble plus à rien. Quand je vais dessiner un corps, si je lui rajoute deux centimètres sur les hanches, on n’aura pas du tout la même harmonie.


Je suis très perfectionniste. Je suis capable de complètement jeter des toiles entières. Pour une œuvre d’art sur toile, il y a trois couches de peinture, après on impose le Line Art et en un seul trait on va dessiner une forme, un personnage, un corps, mais si je me loupe, on ne peut pas reprendre. Je ne peux pas revenir en arrière, ça va à la poubelle.


Je ne dirais pas le nombre de toiles que j’ai jeté au début (Rires). C’est comme un foulard Hermès à une époque, on ne peut pas vendre quelque chose qui n’est pas à la perfection.


Chaque œuvre est fournie avec un emballage recyclable, c’est important de le préciser…

C’est très important pour moi de faire attention à l’environnement. Je pourrais toujours faire mieux, mais j’essaie de travailler avec du coton, des matières naturelles. Mon imprimeuse travaille de chez elle, à côté d’Aubagne, on essaie de minimiser les allers-retours.


Tout est fait à la commande, il n’y a pas de gâchis ni de stocks. C’est fait sur mesure, à la demande du client, il peut le personnaliser aussi. Sur une pochette, s’il a envie d’écrire « Pour ma chère et tendre », c’est possible. Parfois on a des idées cadeaux mais ce qu’il manque aujourd’hui, c’est le côté personnalisé.


On peut aussi acheter un produit numérique : le planning…

Ça ne sera pas le seul produit numérique. J’ai l’ambition d’aider les gens au quotidien, c’est ce que j’ai appris en étant auto-entrepreneuse. Je suis très organisé, ce que je n’étais pas du tout en tant qu’artiste avant. Je vends ces plannings mais souvent, je les offre.


D’autres produits peuvent arriver prochainement ?

Il y aura une touche gourmande, délicieuse et artistique qui sortira sans doute pour les fêtes.



J'encourage tous les lecteurs à s'inscrire sur ton site et à acheter l'une de tes œuvres. Valérie, tu es styliste et illustratrice depuis plusieurs années, d'où te vient cette flamme artistique ?

Depuis toute petite, je faisais les habits de mes Barbie avec des mouchoirs. Au fil du temps, je me suis cherché et j’ai plus été vers le côté styliste avec une école de mode. Le dessin s’est révélé de plus en plus. Le jour où je me suis rendu compte q