Et elles vécurent heureuses !

Vanessa Fery, Marie-Cécile Sautreau et Taos Sonzogni forment le trio gagnant de la scène humoristique en cette année 2021. Trois sœurs de cœurs, fortement reliées par une passion débordante pour le rire, la joie communicative et une bienveillance doucereuse. Sur scène ou à la terrasse d'un café, leur sourire ne se gomme pas et leur amitié se lit sur chacun de leur regard. Actuellement dans nos théâtres préférés pour nous offrir une parenthèse enchantée, Vanessa, Marie-Cécile et Taos sont bien décidés à s'amuser et à vivre heureuse.



« Vanessa, Marie-Cécile, Taos, on est en terrasse pour parler de votre pièce Et elles vécurent heureuses. Vous sortez de scène à la Fontaine d’Argent, comment vous sentez-vous ?

Vanessa : Extrêmement bien !


Marie-Cécile : Plutôt même très bien !


V : Taos ?


Taos : Sur un nuage !


M-C : C’est poétique (Rires).

V : On a fait une super représentation. Le public aixois est top. On est toutes les trois ravies.


Vous êtes au café-théâtre de la Fontaine d’Argent jusqu’au 17 juillet. Marie-Cécile, tu joues à domicile ! M-C : C’est incroyable mais aussi très bizarre. Quand on est sur scène, on a l’impression d’être en récréation. C’est une liberté de fou pour nous, surtout après dix mois d'arrêt. En plus, ici à Aix, j’ai l’impression d’être en vacances, je ne sais pas si je travaille vraiment (Rires). C’est un double kiffe.

V : C’est très bizarre de jouer dans une ville dans laquelle on a vécu. Ça nous rappelle plein de souvenirs et c’est assez cool. Là, on n’a pas besoin du petit train, on a Marie-Cécile !

Taos, tu es la petite nouvelle de la bande, fais-nous une petite présentation.

T : J’ai un parcours atypique. Je viens plutôt du classique en commençant par des auteurs comme Eugène Ionesco, Victor Hugo. J’ai aussi joué du Musset.


En ce moment, je suis en tournée sur la réécriture d’une Antigone ultra contemporaine, c’est assez dense. J’aime bien varier les registres. Je joue au Fieald, à Paris, dans l’équipe d’animation. J’ai fait quelques petites comédies et donc là, c’était un challenge de ouf de reprendre ce rôle.


Vanessa m’a appelé il y a quinze jours : « On joue dans dix jours, on t’a chaudement recommandé, est-ce que tu veux reprendre le rôle ? » Et moi, avec mon syndrome de l’imposteur qui me bute en permanence, je lui ai dit « Je voudrais passer une audition, je voudrais que tu m’auditionnes ».


V : Et elle l’a vraiment fait !


T : Je jouais Antigone le soir-même et le lendemain je répétais le casting avec mon oncle, en plus des répétitions d’Antigone ! Je suis arrivée complètement sur les rotules et ça l’a fait.

V : On ne se connaissait pas. C’est Vanessa Kayo, une amie et une super humoriste qu’on adore qui m’a parlé de Taos. Je l’ai eu au téléphone et le feeling est tout de suite passé.


J’étais allé voir des vidéos de ce qu’elle faisait. On l’a vu avec Manu de Arriba, le co-auteur de la pièce. On sait ce que c’est de reprendre des rôles en cinq jours, ce n’est pas donné à tout le monde. On ne commence même pas par une date isolée de tournée, on part vivre quinze jours ensemble. On s’est bien trouvés.


C’est une pièce d’humeur. Plus on est soudés, plus on est dans la déconne. Il faut nous voir dans les loges avant de monter sur scène.

Il y a des petites photos sur les réseaux sociaux des backstages…

V : Et on ne vous a pas mis les vidéos !

M-C : Là c’est Instagram VS réalité. Vous seriez très déçu (Rires).


Dans Et elles vécurent heureuses, on partage 1h10 avec Angélique, Jeanne et Delphine. Faites-moi chacune une présentation de votre personnage.

M-C : Je joue le rôle d’Angélique. Elle doit se marier dans une heure et quart mais elle a des doutes sur la fidélité de son futur mari. Elle s’échappe et se planque dans ce cabinet médical, complètement en panique… Je voulais dire un truc très important que j’ai perdu et que je dis tout le temps…

V : Je ne sais pas, je ne t’écoute jamais ! (Rires)

M-C : Je suis complètement Angélique (Rires). Non, elle vient de bonne famille mais elle est complètement ingénue, dans son monde, dans sa bulle. Angélique n’a jamais dit non, elle a suivi le schéma de ses parents et elle va se rendre compte que pour la première fois de sa vie, elle peut prendre une décision elle-même. Il y a une vraie urgence autour d’Angélique. C’est un personnage très attachant, très drôle. Vanessa, Manu et Anne l’ont sublimée.

V : Delphine est la seule qui n’a pas d’urgence, à part faire signer les papiers de divorce. Elle sait que c’est fini et qu’elle a été trompée. Elle amorce une nouvelle vie, elle n’est pas sur une continuité. Elle fait un vrai break. Elle n’est pas blasée mais en colère ça c’est sûr.


Delphine distribue les cartes. Elle a déjà été mariée contrairement à Angélique. Elle sait ce que c’est d’aller se taper un mec comme Jeanne. Quand tu les mets dans le huis clos, elles attendent chacune leur médecin. Delphine remet toute sa vie en question. Les deux autres lui apportent aussi beaucoup. Delphine s’en amuse mais en même temps ça la travaille.


Taos, un mot sur ton personnage Jeanne ?

T : Quand j’ai repris le rôle de Jeanne, mon emploi logique aurait été celui d’Angélique. Ce type de rôle est nouveau pour moi, mais en même temps plus flippant.

V : C’est un contre-emploi qui n’en est pas un.

T : Le contre-emploi pur ça aurait été le rôle de Delphine, voire impossible à jouer je pense. J’ai tout de suite eu besoin de trouver la profondeur de ce rôle-là. Jeanne, quand on la voit comme ça, c’est une Executive Woman, assez directe, qui utilise les hommes comme des sex-toys.

Elle est dans son délire control freak, gère sa life comme ça et n’a pas d’attache émotionnelle. Quand on creuse un peu, Jeanne a une faille, elle a une peur de l’engagement, ça l’empêche de s’attacher. La maternité, c’est un engagement à vie avec quelqu’un. Les enfants tu ne les enchaînes pas comme les mecs.


Dans ce cabinet médical, elle est obligée de faire face à ses névroses. Jeanne n’a pas tant de copines que ça, et là elle s'ouvre, enfermée dans une pièce avec ses deux nanas complètement opposées et qui ont en même temps des problématiques et des blessures qui se rapprochent de la sienne.


Les trois personnages ont un point en commun : le bonheur à tout prix.

V : Je pense que la recherche du bonheur est le but de chaque personne dans la vie.

T : Le bonheur de Jeanne se fait par rapport à la séduction et au fait d’être désiré.

V : Je suis très touchée de les entendre parler. On ne se l’est jamais vraiment dit parce qu’on a jamais eu à répondre à des questions comme ça pour le moment. Taos vient de mettre les mots sur la psychologie du personnage.


Dans notre première interview, j’ai dit que j’étais sans filtres, je vais continuer à l’être. Ces trois personnages ont leur problématique de vie. Leur rencontre à ce moment T de leur vie va faire que ça va débloquer des choses chez elle ou pas.


Taos Sonzogni & Vanessa Fery

Ce soir, on a eu de l’improvisation… Au départ, j’ai cru que c’était prévu !

V : Ça veut dire que c’était bien fait, mais pour te dire toute la vérité…

M-C : Nous allons être transparentes aujourd’hui. Les Français ont besoin de savoir (Rires).

V : De base, je dois boire du faux rosé et cracher sur Marie-Cécile. On est en temps de covid et je ne peux pas cracher volontairement sur quelqu’un, ça peut être anxiogène pour les gens, on pense surtout au public. J’ai trouvé la solution en m’auto-crachant dessus.


Ce soir, ce qu’il s’est passé, j’avais un peu soif, j’ai un peu plus bu, elle a envoyé la réplique, je n’étais pas prête et je m’en suis mis dans la tronche. Le maquillage est parti donc je ressemblais au chanteur de Kiss (Rires).


Marie-Cécile dit souvent « J’ai une idée » et je lui répond « Pas d’initiative personnelle » en rigolant. Il y a des improvisations qui ne marchent qu’une fois, tu ne peux pas les refaire. C’est de l’instantané, du présent.

Vanessa et Marie-Cécile, vous vous connaissez depuis un moment maintenant... M-C : On fête nos dix ans d'amitié. V : Nos noces d’Étain ! J’ai appris ce soir ce que c’était. M-C : On s’est rencontrés il y a dix ans sur le casting de la série Bref et ça a été une évidence. On a ensuite travaillé ensemble pour des vidéos sur le site auféminin.com. Quand elle a commencé à écrire Et elles vécurent heureuses, Vanessa est venue me voir dans la pièce de Sacha Judazsko et Sophie Depooter et en sortant de la salle, elle m’a proposé le rôle. V : On n’a pas passé le casting ensemble mais on était dans le même couloir et on répétait toutes les deux. Je lui ai dit « Toi et moi on jouera un jour ensemble et si on ne joue pas ensemble, j’écrirai quelque chose. »

Est-ce que vous avez un tableau à idées pour enrichir vos personnages ?

V : Toutes les 30 ou 40 représentations on refait une répétition pour scinder les personnages. Ça peut arriver qu’on étire des choses qui ont marché. Ces trois personnages devaient se rencontrer.

M-C : On prend des habitudes de jeu. Avec Vanessa, on a joué mille fois ensemble, on est habitué.

V : Arnaud Maillard, notre metteur en scène et formidable comédien veut qu’il y ait une sincérité de jeu sinon ça ne marche pas, et il a raison. Taos vient d’arriver, elle est entrée dans notre rythme et nous dans le sien. La mayonnaise a pris. Ça nous fait du bien d’avoir une nouvelle personne qui arrive.

M-C : Ton jeu redevient ultra naturel. Tu es obligé d’être à l’écoute.

Beaucoup de compliments sur Taos ce soir…

V : Je peux en faire autant sur Marie-Cécile mais on est un vieux couple (Rires). On n’a même pas besoin de se parler pour se comprendre. Je le dis, Taos a fait une très bonne première. Elle s’est amusée.

T : J’ai dû reprendre le rôle très rapidement. Ce soir, je n'ai pas pensé au déplacement, au texte, ni aux questions de la rythmique, des indications de mise en scène, tout ça. Les filles ont joué beaucoup de fois, elles sont solides et extrêmement généreuses. C’est super agréable de reprendre un rôle aussi vite dans ces conditions-là.


M-C : Si tu dis ça pour que je te paie ta salade César (Rires).


T : C’est super bienveillant. Je me sens en confiance.

V : Avant la première, on lui a dit « On a plus de 100 représentations dans les pattes, sers-toi de nous comme des parachutes, on ne te laissera jamais. »

T : Être avec des gens sains est un paramètre important pour moi. C’est compliqué quand tu es dans un projet avec des personnalités un peu toxiques, malheureusement dans ce milieu il y en a un peu. Mon premier critère est de ne pas m’entourer de personnes trop stressées, négatives. Avec Vanessa et Marie-Cécile, on se tape des barres tout le temps.

V : C’est une très belle rencontre.

M-C : S'il n’y a pas ce feeling, on ne le ressentirait pas sur scène. Quand il y a une bonne cohésion d'équipe, ça change la donne sur scène.

V : On ne se force pas, c’est naturel.

T : Sur les pièces classiques ou contemporaines, c’est très sérieux, juste avant de monter sur scène, chacun va dans son coin, se concentre, c’est un moment nécessaire mais ce n’est pas celui que je préfère.

V : Alors que là on s’écoute du Céline Dion ! C’est aussi comme ça qu’on rentre dans nos personnages.


Ces trois personnages vont se dévoiler dans un cabinet médical qui fait un peu office de thérapie. Vous, en tant que comédienne, c’est le théâtre qui peut avoir un effet thérapeutique…

V : Les planches, c’est une vraie thérapie.

M-C : Complètement. Après, il y a souvent le cliché du comédien un peu torturé... Des gens font de la boxe pour se défouler, le sport peut être une drogue pour plein de monde, ce qui n’est pas forcément notre cas (Rires).

T : J’ai compris quelque chose récemment, c’est qu’il ne faut pas toucher au sacré. Ce mythe du comédien qui se met dans des états pas possible pour toucher une émotion hyper forte, non seulement c’est extrêmement destructeur mais ça ne fonctionne pas.


J’ai joué un rôle il y a quelques années dans une pièce très dense émotionnellement, le personnage le plus difficile que j’ai jamais eu à incarner. Un personnage très torturé dans une pièce qui parle de l’inceste. À ce moment-là, je vivais une rupture amoureuse très difficile. Il fallait que je trouve une grosse densité dans ce rôle et je me suis auto-flagellée pendant des mois. Je me mettais dans des états de dingue, j’étais en PLS en permanence, j’étais trop mal. J’ai mis beaucoup de temps à me remettre de cette rupture, alors que c’était une relation de quatre mois.

V : Alors que la comédie t’amène l’inverse, le recul.

T : Au départ, j’ai galéré sur ce rôle. Je l’ai repris deux ans après et je me trouve meilleure en ne me mettant pas la pression. Pour moi, ce truc de la scène qui soigne, c’est un peu un mythe.


V : Je suis d’accord avec Taos. Après, moi, je fais que de la comédie. Quand tu te mets trop dans l'émotion, tu ne peux plus la jouer, tu ne fais que la vivre.


M-C : Et tu ne peux pas la partager.

V : Il faut incarner ce qu’on fait, être dans la sincérité.


On dit que toutes les personnes qui font rire sur scène on grandit avec des personnes plus drôles qu’elles. C’est aussi votre cas ?

M-C : Mon frère est un génie. C’est la personne la plus drôle de France. V : Mon frère aussi. M-C : Ta maman est très drôle. V : Manu est pour moi le mec le plus drôle du monde. M-C : Il ne le fait pas exprès et c’est encore plus drôle. Il n’est pas conscient de son talent. V : Quand tu joues, tu ne te trouves pas la personne la plus drôle du monde. On déteste se regarder.


Le rire c’est tellement subjectif, ça appartient à chacun…

M-C : La comédie demande une technique complètement particulière. Tu peux avoir la meilleure vanne du monde, tu vas la jouer un soir ça va être un carton, le lendemain il suffit que tu changes une inspiration, ça peut faire un flop.

T : Pour faire les deux registres, je ne dirais pas que la comédie est plus difficile. C’est un exercice à part. Du côté du théâtre classique ou plus contemporain, dramatique, il y a un certain snobisme par rapport à la comédie. C’est une façon d’aborder un rôle différent et effectivement, ça se joue beaucoup sur le rythme. Un personnage comme Cléopâtre dans Shakespeare ne peut pas être joué par n’importe quel comédien non plus.

Quand vous allez voir une pièce, vous la regardez en tant que spectatrice ou bien avec un œil de comédienne ?

V : Perso, j’y vais en mode spectatrice mais on est d’une grande empathie avec les gens qui montent sur scène. Je n’arrive pas dans une salle en disant « Allez vas-y, fais-moi rire ou pleurer ». J’écris depuis des années et quand je regarde une série ou un film, même dans les trucs les plus abracadabrantesque, je sais ce qu’il va se passer. Mon frère, un cinéphile de malade, en a marre car je le spoile.

M-C : On sait ce que c’est de monter sur scène.

V : Et de se prendre un bide !

M-C : On le dit souvent mais monter sur scène c’est sauter sans parachute, un saut dans le vide. Tous les comédiens ont fait le cauchemar d’oublier leurs textes avant de monter sur scène. Quand on va voir un spectacle, on est forcément dans l’empathie.

V : Moi je rêve que je monte sur scène à poil (Rires).

M-C : Toute nue et sans ton texte, ça fait quand même beaucoup (Rires).

Ce besoin d’être dans la lumière, vous l’attribuez à quoi ?

V : J’ai déjà répondu à cette question la semaine dernière, les filles je vous laisse ! C’est maintenant votre thérapie ! (Rires)

M-C : Très compliqué de répondre à cette question. J’aimerais bien te donner une réponse mais je ne crois pas l’avoir.


T : J’ai clairement une faille narcissique à combler. C’est clair et net, même mes copines me le disent. Il y a un besoin de reconnaissance, d’amour, de se sentir désiré, valorisé. J'ai aussi l’amour des beaux textes.

V : Merci pour nous ! Merci pour ce que j’ai écrit. Manu, t’es content ? Il va être ravi !

T : Je marche au coup de cœur. C’est très rare que je fasse un projet qui ne me fasse pas vraiment vibrer. Je suis devenue comédienne sur un coup de tête. J’ai fait le festival d’Avignon et je suis tombé folle amoureuse d’un metteur en scène de 45 ans.


Il ne s’est rien passé, on se connaissait à peine, mais arrivée à Paris je me suis inscrite dans une école de théâtre. Ça me rapprochait émotionnellement de lui. Je lui ai avoué des années plus tard, il était choqué. Finalement, les meilleurs choix sont ceux qu’on prend sur un coup de tête.


Pour Taos c’est sur un coup de tête, pour Vanessa sur un pari bourré, et pour toi Marie-Cécile ?

M-C : Toute cette mascarade était complètement préméditée (Rires). Petite, je faisais de la musique et du chant, il y avait beaucoup de spectacles au Conservatoire. J’aimais ce côté un peu showbizz avec les coulisses du Conservatoire de Reims. Cette notion de jeu est géniale. On va au bac à sable. Un enfant, c’est le meilleur comédien du monde. Quand tu joues au pirate, t’es persuadé d’être un pirate. C'est formidable.

T : Je me souviens d’une fois, on était en vacances en famille et ma marraine m’avait dit « ça y est il faut reprendre le boulot, je serai bien resté en vacances. » Ce jour-là, j’ai pris une décision, je veux un boulot où je suis dégoûté quand c’est les vacances.

Taos, Marie-Cécile, avez-vous des envies de cinéma comme Vanessa qu’on a pu voir dans La Vérité Si Je Mens 4

V : Un petit rôle, je suis au top de mon glamour dans les années 80. Dynastie et Dallas sont en moi (Rires). Madame Sautreau l’a vue, elle a saigné du nez (Rires).

M-C : J’ai tourné dans une pub et j’ai d’autres projets qui arrivent. J’ai fait la série Faites des Gosses de Philippe Lefebvre sur France 2. Quand je suis arrivée pour faire le Cours Florent juste après le bac, c’est le cinéma qui m’attirait le plus. Dans ma famille, il y a une culture du film et de la comédie. J’ai envie de tourner dans des films, des séries et de monter les marches à Cannes.

T : Depuis quelques années, j’ai l’envie dévorante de faire des tournages. Pour l’instant, je n’en ai pas fait beaucoup, même si j’écris une série…

V : Tu prends combien pour qu’on joue dans ta série ? (Rires)

T : Laisse-moi finir de l’écrire.

M-C : On s’y met dès ce soir !

T : Mon rêve serait d’être dans une série policière et jouer une fliquette, genre Candice Renoir.

V : À partir de maintenant je vais t’appeler Julie Lescaut.

M-C : Et moi Derrick.

T : Tu ne veux pas plutôt m’écrire une version de Julie Lescaut ?

V : Mais vous croyez que j’ai des stylos comme ça sur moi (Rires).

M-C : Tu sais combien ça coûte un bic à quatre couleurs ?

Pour conclure, quelles sont les personnes qui vous inspirent le plus au quotidien ?

M-C : Mes proches m’inspirent, ils m’apportent le plus dans ma vie.

T : Mon oncle Luc Sonzogni qui a créé le Fieald il y a trente ans.

V : Un comédien exceptionnel.

T : On n’évolue pas forcément dans les mêmes registres. Sa philosophie dans ce métier est hyper inspirante, il est positif tout le temps, ne lâche rien, déplace des montagnes. C’est le frère de mon père et je retrouve ce côté-là chez mon père qui n’est pas comédien. Cette espèce d’énergie de vie ultra positive où on ne peut rien leur refuser.

V : Alors moi j'adorerai vous dire Marie-Cécile Sautreau !

M-C : Mais dites-le !

V : Ma mère est la personne la plus drôle du monde ! C’est la femme la plus en colère, la plus généreuse, elle a toutes les émotions en elle. Si je vais mal, elle va me défendre avec une drôlerie sans nom. Marie-Cécile qui la connaît très bien sait que c’est une punchlineuse de malade. Maman, merci d’être toi, sinon je ne serai pas moi. Cette interview on la dédie à nos mamans.